Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Une intelligence à l’échelle de son espèce: celle de l’ammophile

La Vie des Bêtes n°48, juillet 1962
Nous connaissons tous l’Ammophile, chère au grand Fabre, et souvent sans le savoir. Qui de nous, en effet, n’a vu un jour ou l’autre dans la campagne, et surtout dans les creux de roche abritant un peu de sable, l’une de ces admirables bestioles à la taille invraisemblablement fine, à l’abdomen verni et brillant, au vol et au maintien suprêmement élégant? C’est un hyménoptère, comme la guêpe, c’est-à-dire qu’elle dispose de quatre ailes membraneuses et nervurées. Lire l’article

L’imprégnation créatrice

Revue La Vie des Bêtes N°46 de mai 1962
On parle beaucoup du docteur Konrad Lorenz, depuis un certain temps. Connu surtout des spécialistes par ses travaux sur les animaux qu’il s’efforce d’observer sans les gêner ni les influencer par sa présence, il est maintenant familier au grand public grâce à la télévision et aux articles que de nombreux journaux ont publié à son sujet. L’imprégnation, un mot de son invention, est le mystère du monde animal dont il est question ici. Lire l’article

L’homme et l’équilibre des espèces

La Vie des Bêtes n° 51, octobre 1962
Quelle admirable adaptation à la course! s’exclame-t-on infailliblement en voyant bondir la gazelle de Thomson, une des bêtes les plus rapides du monde: elle atteint, en effet, les 80 à l’heure.
Eh oui! seulement si la gazelle est adaptée à échapper au lion, le lion, lui, est adapté à la rattraper et lui aussi atteint les 80 à l’heure. Les deux chiffres, calculés chrono en main sur les pistes des savanes avec la méthode infaillible de la poursuite en jeep, sont même curieusement égaux pour ces deux bêtes, comme s’ils avaient été réglés l’un sur l’autre. Lire l’article

L’homme à l’école de l’animal

La Vie des Bêtes, n°50, d’octobre 1962
« De la guerre et de la famine délivrez-nous Seigneur»
Cette plainte, cette double prière, certains préhistoriens pensent qu’on aurait tort de la croire aussi ancienne que l’humanité elle-même, au moins pour son premier volet, la guerre. D’après M. Nougier, les guerres n’auraient fait leur apparition parmi les hommes qu’au néolithique, il y a environ 5000 ans. Nos ancêtres n’auraient commencé à se battre entre eux que lorsqu’ils eurent inventé l’agriculture et la vie sédentaire. Lire l’article

Un sommet inconnu: l’extase

Le problème posé par l’extase, en tant que phénomène historique d’abord, et éventuellement en tant que phénomène positif, est très exactement le genre de problème qu’une nouvelle vision de l’homme nous oblige à étudier. Face aux classicismes de toutes sortes, nous croyons que l’homme est un système ouvert dont les limites, non seulement nous sont inconnues, mais probablement n’existent pas. Lire l’article