Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Quand la marmotte hiberne

La Vie des Bêtes n°54, janvier 1963
Heureuse et charmante marmotte! Avec son nez pointu, sa petite moustache fureteuse, ses minuscules oreilles rondes et son coup de sifflet strident si caractéristique, elle symbolise pour tous les enfants de la montagne, dont je suis, le moment le plus heureux de leur vie: celui où, après avoir longtemps rêvé des hauteurs contemplées du fond de la vallée, ils ont senti assez de force dans leurs jambes pour aller voir de près le royaume interdit dont les récits des chasseurs et des bergers avaient bercé leurs premiers ans. Lire l’article

Oui, il y a un problème soucoupes volantes!

Pour l’immense majorité du public, le problème des soucoupes volantes se présente actuellement, en 1963, de la façon la plus simple du monde: les soucoupes volantes sont une fumisterie, ceux qui en voient sont des farceurs ou des illuminés, et le problème n’existe pas. Je prendrai donc ici le problème en cet état, m’adressant par hypothèse au lecteur dont le siège est fait et qui ne consentira à parcourir cet article que par indulgence. Je lui demanderai seulement l’effort d’un peu d’attention et un esprit critique en éveil. Lire l’article

Nous allons vers la pensée non asservie

Un médecin français, le Dr Faure remarque, un jour, que ses cardiaques ont tendance à avoir des crises quand son téléphone est dérangé. À première vue, voilà un rapprochement absurde. Mais le Dr Faure sait que le cœur et le téléphone sont d’étranges machines. Lire l’article

Naissance de l’homme cosmique

Préface du livre de Charles-Noël Martin, Le cosmos et la vie, L’Encyclopédie Planète, 1963.
Il y a quatre siècles et demi, Nicolas Copernic découvrait que la Terre n’était pas le centre du monde. Quoique évidente, l’idée lui parut tellement scandaleuse qu’il n’osa pas la publier de son vivant. En 1543, sentant ses forces décliner, il mit la dernière main aux six livres de son traité sur les Révolutions des sphères célestes et mourut, laissant à son disciple Rhéticus le soin d’en corriger les épreuves.

Quand on relit les Révolutions de Copernic, on se demande comment ce livre put susciter une réaction qui ne fût pas le saisissement et le silence. Car, pour la première fois dans l’histoire de l’astronomie, les apparences célestes y étaient intégralement expliquées. Lire l’article

Les ingénieurs de l’antiquité

Les esprits cultivés de notre époque sont en train de refaire une découverte que les hommes des premières civilisations ont tenue pour une évidence pendant des milliers d’années: c’est que la science et la technique sont deux activités sans lien ni rapport, voire contradictoires. Lire l’article