Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Les Gaulois sont parmi nous

De toutes les grandes cultures indo-européennes antiques, aucune sans doute n’a connu naufrage plus total que celle des Celtes.

L’Inde ancienne a conservé jusqu’à nos jours un grand nombre de ses textes les plus vénérables. L’héritage perse a été en grande partie sauvé par l’histoire. L’archéologie moderne ressuscite les ruines. On redécouvre les Hittites. Les Slaves, les Germains, les Latins et les Grecs n’ont pas connu de discontinuité véritable. De la culture celte originelle, qui un moment, il y a deux douzaines de siècles, put fleurir sur toute l’Europe continentale de l’Atlantique au Bosphore et même au-delà, il ne reste rien. Lire l’article

Ma douloureuse et prophétique enfance

Il me suffit de fermer les yeux et de faire silence pour retrouver le petit garçon que j’étais cette brûlante après-midi de juillet, il y a quarante années. Qu’est-ce que le temps? Et les minutes qui passent, où vont-elles? C’étaient mes premiers jours d’école. Une joie sans bornes m’habitait. Je revois mes petits camarades, je veux dire mes grands camarades, car c’est tels encore qu’ils m’apparaissent, solides dans leurs gros souliers à clous, le crâne ras, leur visage couleur de brique empreint d’une mystérieuse sagesse, leurs grosses mains calleuses qui, s’il le fallait, me prêtaient leur force pour franchir un ruisseau ou escalader un rocher. Lire l’article

Le problème de la réincarnation

Il ne faut pas parler de la mort. Il ne faut pas penser à la mort. M. Prudhomme n’a-t-il pas prouvé que «les plus malheureux sont ceux qui restent»? Et le poète latin Lucrèce que la mort ne nous concerne pas, puisque jusqu’au dernier moment nous sommes, et qu’après nous ne sommes plus? Lire l’article

Jean Bourgoint, le héros des Enfants terribles de Cocteau, était devenu moine au service des lépreux

«Nous ne sommes pas pour n’importe quelle spiritualité», nous disait naguère un ami dominicain.

Eh bien! franchement, nous non plus. Lorsqu’un monsieur Alexandre Sanders, se disant roi des sorciers de Grande-Bretagne, organise dans son appartement de Manchester des cérémonies où l’on voit des adolescents nus danser en rond puis se prosterner devant la «déesse Lune», et que cette douteuse majesté déclare doctement: «En développant votre spiritualité, vous métamorphosez les formes et les symboles et commencez à travailler sur un plan supérieur»[1], franchement nous pensons qu’il y a des mots qui s’égarent.
La vraie spiritualité, c’est plus difficile. C’est d’abord un effort héroïque de l’homme sur lui-même. Et c’est une forme culminante de l’amour. C’est, par exemple, l’histoire de Jean Bourgoint, le Paul des Enfants terribles de Cocteau. Jean Bourgoint, en religion frère Pascal, mort le printemps dernier parmi les lépreux à l’hôpital de Garoua, au nord du Cameroun. Lire l’article

Fey, 7 ans: un super cerveau

Connaissez-vous Fey Lazaridès? Cette petite fille anglaise a une histoire qui mérite d’être contée. Une histoire qui commence quelques années avant sa naissance, et même, pour être juste, de nombreuses années plus tôt, en 1945.

C’est à cette date qu’un groupe d’originaux d’Oxford, fatigués sans doute de fréquenter une humanité sans relief, fonde le club le plus fermé du monde, le club Mensa. N’importe qui peut être admis à ce club, à la seule condition de survivre à une batterie de tests d’intelligence tellement difficiles que, jusqu’ici, dix mille personnes seulement, dans le monde entier, les ont subis avec succès. Lire l’article