Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Le problème de non-contact

Chapitre 11 du livre collectif dirigé par Charles Bowen The Humanoids (Neville Spearman, 1967 – Traduction française En quête des humanoïdes Éditions J’ai Lu, 1974).
Dans ce chapitre de conclusion, je prendrai le mot contact non au sens restreint utilisé par Gordon Creighton — un échange intellectuel bref et limité à quelques individus —, mais au sens premier d’échange complet et continu entre communautés, à tous les niveaux et dans tous les domaines imaginables. Le contact auquel je me réfère est, par exemple, celui qui existe entre deux peuples dont les pays sont membres de l’Organisation des Nations unies. Lire l’article

Les oiseaux savent-ils compter ?

La Vie des Bêtes N°111 d’octobre 1967
Un oiseau a pondu, dans son nid. Un dénicheur dérobe un œuf, ou deux. Est-ce que l’oiseau s’en aperçoit? Si on remplace l’un de ses œufs par l’œuf, plus gros, d’une autre espèce, est-ce que la couveuse le remarque, quand elle revient sur son nid? Jusqu’à combien un animal est-il capable de compter? Que fait un oiseau quand on déplace ses œufs? Toutes ces questions, nous nous les sommes posées. Cet article va essayer d’y répondre, ces images aussi. Lire l’article

Le mouton n’est pas stupide

Revue La Vie des Bêtes, n°67, février 1967
C’était l’été dernier, dans les montagnes du Parpaillon, entre Embrun et Barcelonnette. Un crépuscule admirablement limpide faisait flamboyer vers le nord les glaciers du Pelvoux et de la Barre-des-Écrins. Nous dévalions une pierraille pour rejoindre la voiture avant la brume, quand mon fils proféra cette phrase insolite:
«— Regarde! La montagne marche!» Lire l’article

Le chemin du retour au gîte

Revue La Vie des Bêtes n°109, d’août 1967
Il s’appelait Kim. C’était un bon gros placide et puissant berger allemand qu’un ami avec qui je fis jadis beaucoup de montagne avait l’habitude d’emmener en course avec nous. Placide, il dédaignait les jappements de ses congénères, la panique des chats, le bruit des autos, et même les grandes claques que, par manière de jeu, mon ami se plaisait à lui appliquer sur la croupe, qu’il avait large et musclée. Lire l’article