Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Maeterlinck, oui, encore!

Écrivain belge d’expression française, «son inspiration unit le symbolisme au mysticisme» affirment les dictionnaires que nos enfants, en 1969, portent dans leur cartable. Et de citer les deux œuvres inévitables et illisibles, Pelléas et Mélisande et l’Oiseau bleu.

De la Grande Porte, du Temple enseveli, du Grand Secret, de l’Intelligence des fleurs, rien. Maeterlinck est, et semble, devoir rester longtemps encore le plus méconnu des écrivains du début du siècle. À la suite d’un article que j’avais écrit sur lui naguère, des lettres m’arrivèrent, étonnées: Quoi, Maeterlinck? Ce fabricant de fééries, cet obsédé de science méprisé des savants? On me citait des erreurs glanées dans divers de ses essais, et notamment dans la Vie de l’espace. Lire l’article