Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Un petit caillou sur la berge: qui peut scruter au télescope le mystère divin?

France Catholique − N° 1672 – 29 décembre 1978
Comment une information scientifique devient-elle une information journalistique? Sauf pour quelques découvertes qui sont faciles à vulgariser d’une part, et ont une importance aisément compréhensible d’autre part, cette question relève des mystères de la Communication, science très douteuse à laquelle j’ai consacré 31 ans de ma vie professionnelle. Lire l’article

De l’énergie à l’information

Arts et Métiers de novembre 1978
Dans les prévisions des technocrates, je ne me rappelle pas avoir rien lu qui analyse l’évidence que voici.
Il y a 35 ans (à la fin de la dernière guerre), tout manquait à presque tous, et le taux de repeuplement était élevé; maintenant, presque tout le monde, et même peut-on dire tout le monde est pourvu de l’essentiel, une bonne partie de la population est largement pourvue en superfluité, et le taux de repeuplement est dramatiquement bas; d’où la question: en dehors des produits périssables, sur quoi peut-on compter pour faire tourner une industrie de plus en plus performante? Lire l’article

La nature, maîtresse d’esthétique

Arts et Métiers de mai 1978
Socrate enseignait que seul l’utile est beau, et dans sa langue le mot sophia signifiait à la fois sagesse et métier. Ces Grecs en savaient décidément beaucoup.
Dans notre langue à nous, dans toutes nos langues modernes, même le chinois, il y a comme un paradoxe et même une contradiction dans l’expression «esthétique Industrielle». Certes Raymond Loewy nous a appris que «le laid se vend mal». Mais le mot «industrie», dans notre esprit évoque des machines, du bruit, de la pollution, des nuisances. Le temps est loin où le maître de forges édifiait son hôtel particulier au milieu des usines comme le paysan sa ferme parmi les champs. Lire l’article

Les villes d’espace : rêve ou solution ultime ?

Arts et Métiers de décembre 1978
Le président Carter vient de refuser les crédits demandés par O’Neill et ses équipes du M.I.T., de Princeton et du Laboratoire Ames (N.A.S.A.) pour leur projet de villes de l’espace.
«On s’en fiche complètement, me disait un Américain le 17 octobre. Les crédits de l’État? Pour quoi faire? Ce n’est pas l’État qui a les vrais crédits dans des projets comme ceux-là, ce sont les «Big firms». Les crédits de l’État permettent de mettre dans le coup l’establishment académique. L’espace est devenu une, ou plutôt tout un tas de grosses affaires faisant de gros bénéfices. Cela ira plus vite sans l’État, tout simplement». Dépit ou réalisme? On verra bien. Lire l’article

L’ère des ingénieurs

Arts et Métiers d’octobre 1978
Nombreux sont les signes avant-coureurs d’un nouveau séisme économique que, par sa nature, il faudra appeler, non pas crise, mais mutation.
Les prévisionnistes du Président Carter l’annoncent pour le milieu des années 1980. Il est certes regrettable que nous soyons obligés de calculer notre avenir d’après celui des technocrates et industriels américains. Mais il en sera ainsi tant que ceux-ci disposeront d’un moyen infaillible pour corriger leurs erreurs: la fluctuation sauvage du dollar. Lire l’article