Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Ces drôles de guerres

Arts et Métiers – Septembre-Octobre 1982.
Malouines, Liban, guerres trompeuses.
Je tremble à la pensée des conclusions que sont peut-être (très probablement) en train d’en tirer de savants spécialistes, pour qui ces conflits à petite échelle (c’est ce qu’on dit de loin) n’ont à peu près rien à nous apprendre, les vrais modèles datant toujours de 1940-1945, avec leurs énormes masses. Modèles rectifiés, mais à peine, par les repérages, mesures, contre-mesures électroniques et infra-rouges, engins autoguidés. Lire l’article

En regardant passer le train

Arts et Métiers – Décembre 1982.
L’analphabétisme, en cette fin de siècle, ce n’est plus de ne pas savoir lire. C’est de ne savoir rien faire. Le savoir-faire est devenu l’un des premiers chapitres du savoir. Lire l’article

Un atome de sagesse

Arts et Métiers – Mai-Juin 1982.
Est-ce ou non la réalité que la science découvre, étudie et mesure? Question apparemment absurde, spécialement aux yeux de l’ingénieur qui utilise la science pour manier et utiliser les réalités de la nature.
Pourtant les physiciens de l’école orthodoxe, dite de Copenhague à cause de Bohr, se posent cette question et ils y répondent par la négative. Lire l’article

Guerre I.B.M.?

Arts et Métiers – Juillet-Août 1982.
Il n’y a pas que les ordinateurs qui se reproduisent par génération (outre vous et moi, mais Dieu merci pas encore de la même façon). Il y a aussi l’armement, si l’on suit le vocabulaire des spécialistes.
La première génération, c’est la bombe A. La deuxième c’est la bombe H. Deux armes dites de dissuasion, ou encore de désastre collectif. Les militaires ont du vocabulaire. Lire l’article

Une importation forcée: le chômage

Arts et Métiers – Janvier 1982.
Il me semble, sauf omission, que les graves messieurs périodiquement réunis en conférence pour faire appel à nos bons sentiments à l’égard du Tiers Monde répandent trois arguments, trois seulement:
1) Les Riches doivent faire quelque chose pour ces Pauvres qui meurent de misère. Il est honteux qu’au XXe siècle, etc.
2) C’est l’intérêt des Riches de faire quelque chose pour ces Pauvres qui, etc., car ces Pauvres détiennent une part des matières premières dont nous ne pouvons nous passer;
3) Si l’on n’aide pas ces Pauvres qui, etc., c’est très dangereux, car leur misère finira par exploser. Lire l’article