Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Éloge de la superstition

Chronique parue dans la revue Atlas Air France n°75 de septembre 1972
«Monsieur, dit le Monsieur, vous vous êtes moqué de moi dans un de vos articles, et cela est inadmissible.
- Ah! Et pourquoi donc?»
[...] «Parce que, dit-il, en vous moquant de moi, vous encouragez la superstition. Car vous n’ignorez pas que je me suis donné pour tâche d’extirper la superstition, ce funeste fléau qui égare la raison et sécurise les gens avec des balivernes. Lire l’article

Petit traité de méditation

Chronique parue dans la revue Atlas Air France n°76 d’octobre 1972
On me demande souvent comment je m’y prends pour méditer (car il est bien évident, n’est-ce pas, que pour dispenser autour de moi tant d’idées intéressantes, piquantes, profondes, il faut que je possède une merveilleuse technique de méditation).
D’abord, un soleil accablant est indispensable. Les peuples du Nord seront déçus en apprenant cela. Tant pis pour eux. C’est bien fait. Lire l’article

Le bon vieux temps

Chronique parue dans la revue Atlas Air France n°77 de novembre 1972
J’adore les enfants. Leur logique, qu’ils n’ont pas encore émoussée aux écueils de la vie, est sans défaut. Ils sont capables de la pousser dans ses extrêmes limites. Voilà pourquoi j’adore ces chers trésors, moi qui ai toujours eu la passion des beaux raisonnements. Lire l’article

Le train des artichauts

Chronique parue dans la revue Atlas Air France n° 72 de juin 1972
«Mon bon Diogène, remerciez-moi. Voilà un an que j’étudie votre cas. Il est très clair. Non seulement je peux vous dire ce qui brinquebale là-dedans (l’index de mon interlocuteur vissa dans sa tempe un écrou invisible), mais je sais comment vous améliorer. Lire l’article

La gloire en brouette

Chronique parue dans la revue Atlas Air France n° 73 de juillet 1972
Le premier avantage d’un tonneau, j’entends, quand on y vit, c’est de n’avoir pas de chambre d’amis: on peut donc les inviter impunément, ils ne viennent jamais. Lire l’article