Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Une intelligence à l’échelle de son espèce: celle de l’ammophile

La Vie des Bêtes n°48, juillet 1962
Nous connaissons tous l’Ammophile, chère au grand Fabre, et souvent sans le savoir. Qui de nous, en effet, n’a vu un jour ou l’autre dans la campagne, et surtout dans les creux de roche abritant un peu de sable, l’une de ces admirables bestioles à la taille invraisemblablement fine, à l’abdomen verni et brillant, au vol et au maintien suprêmement élégant? C’est un hyménoptère, comme la guêpe, c’est-à-dire qu’elle dispose de quatre ailes membraneuses et nervurées. Lire l’article

Quelques énigmes africaines

La Vie des Bêtes n° 114, janvier 1968
Au moment où l’hiver s’appesantit sur notre Europe emmitouflée, rien n’est plus agréable, au coin du feu, que de rêver des pays lointains où le soleil s’est retiré, suivi, dans les airs, par le flot des oiseaux migrateurs. Où sont-elles, nos hirondelles et nos cigognes? Tandis que j’écris ces lignes, la tourmente chasse horizontalement la neige devant mes vitres closes en hurlant parmi les arbres dénudés. Sans quitter mon bureau, je peux voir, collé sous le rebord du toit, le nid de nos hirondelles familières. Ce froid, cette neige, jamais elles ne l’ont vus. Lire l’article

Derrière le regard d’un gorille

La Vie des Bêtes n°140 de mars 1970
Je plains celui qui supportera sans se troubler le regard du magnifique gorille blanc que nous montrons dans ces pages: c’est que le regard humain ne l’émeut pas, qui est, comme on le disait au XVIIe siècle, la fenêtre de l’âme. Car ce regard que pose sur nous l’animal, en quoi est-il différent du nôtre? Lire l’article

Comment les bêtes comprennent ce qu’elles voient

La Vie des Bêtes N°127 de février 1969
Il avait fait un soleil admirable onze jours de suite. Le soir du 15 novembre, le ciel se couvrit. Le lendemain matin, il y avait vingt centimètres de neige. Tout était blanc jusqu’au fond de la vallée. Pendant la nuit du 17 au 18, le thermomètre a marqué six degrés de froid. La nuit suivante, huit. Et cela dura une bonne semaine: un vrai hiver en novembre, avec ruisseaux gelés, chasse-neige, congères, routes damées. Bien entendu, les vieux «n’avaient jamais vu ça». Lire l’article