Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Comment la nature fait bon usage des calamités

La Vie des Bêtes n°107, juin 1967.
La menace continue à peser sur le littoral de France et de Grande-Bretagne: la carcasse du «Torrey Canyon», disloquée par la dernière grande marée, crache ses dernières tonnes de pétrole brut. D’autres pétroliers profitent de la catastrophe pour «démazouter» n’importe où… Lire l’article

Les animaux qui ne boivent jamais

La Vie des Bêtes n°57, d’avril 1963
[...] si certaines bêtes ne boivent pas, c’est qu’elles n’ont pas soif. Mais pourquoi n’ont-elles pas soif? Ce petit mystère en cache peut-être un de plus grande taille, car les hommes de science qui ont approfondi la question ont fait de bien curieuses observations.[...] Lire l’article

Une intelligence à l’échelle de son espèce: celle de l’ammophile

La Vie des Bêtes n°48, juillet 1962
Nous connaissons tous l’Ammophile, chère au grand Fabre, et souvent sans le savoir. Qui de nous, en effet, n’a vu un jour ou l’autre dans la campagne, et surtout dans les creux de roche abritant un peu de sable, l’une de ces admirables bestioles à la taille invraisemblablement fine, à l’abdomen verni et brillant, au vol et au maintien suprêmement élégant? C’est un hyménoptère, comme la guêpe, c’est-à-dire qu’elle dispose de quatre ailes membraneuses et nervurées. Lire l’article

Quelques énigmes africaines

La Vie des Bêtes n° 114, janvier 1968
Au moment où l’hiver s’appesantit sur notre Europe emmitouflée, rien n’est plus agréable, au coin du feu, que de rêver des pays lointains où le soleil s’est retiré, suivi, dans les airs, par le flot des oiseaux migrateurs. Où sont-elles, nos hirondelles et nos cigognes? Tandis que j’écris ces lignes, la tourmente chasse horizontalement la neige devant mes vitres closes en hurlant parmi les arbres dénudés. Sans quitter mon bureau, je peux voir, collé sous le rebord du toit, le nid de nos hirondelles familières. Ce froid, cette neige, jamais elles ne l’ont vus. Lire l’article

Derrière le regard d’un gorille

La Vie des Bêtes n°140 de mars 1970
Je plains celui qui supportera sans se troubler le regard du magnifique gorille blanc que nous montrons dans ces pages: c’est que le regard humain ne l’émeut pas, qui est, comme on le disait au XVIIe siècle, la fenêtre de l’âme. Car ce regard que pose sur nous l’animal, en quoi est-il différent du nôtre? Lire l’article