Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Grâce à la psychopharmacologie la folie a changé de sens

Enfin un livre français qui fait le point des plus récentes découvertes sur les drogues de l’esprit: la Psychopharmacologie (P.U.F. — Que sais-je?) Son auteur est Pierre Deniker, professeur à la faculté de Médecine de Paris et l’un des maîtres de la psychiatrie moderne. C’est lui notamment qui, avec le professeur Jean Delay, a dressé le premier tableau des différentes actions des drogues dites neuroleptiques, dont la découverte découla directement, de 1952 à 1954, des travaux de notre ami le Dr Laborit. Lire l’article

La psychanalyse est-elle une science?

Si la science se définissait comme une explication des phénomènes, nul doute qu’après la lecture du somptueux ouvrage posthume de Carl G. Jung: L’Homme et ses symboles (éditions du Pont-Royal), on pencherait à donner à cette question une réponse affirmative. Du moins dans le premier mouvement. La psychanalyse (et surtout celle de Jung, infiniment moins étriquée et obsessionnelle que celle de Freud) a indubitablement inventé, de l’homme vu par l’intérieur, une image plausible et les mots pour l’exprimer. Lire l’article

La science historique démolit l’Histoire

Plus la connaissance du passé progresse et plus l’Histoire tend à perdre sa majuscule. Pour nos grands-pères, le passé avait une figure. L’Égypte et la Mésopotamie, c’était le mûrissement de la Grèce, laquelle avait civilisé Rome. Puis étaient survenus les Barbares, regrettable intermède responsable du Moyen Âge et de ses ténèbres. Après eux, on efface mille ans et on reprend le vrai fil de l’Histoire à la Renaissance, qui continue l’Antiquité classique, comme si de rien n’était, et l’on arrive ainsi à la vraie civilisation, c’est-à-dire, en gros, à la Victorian Way of Life. Lire l’article

Du nouveau sur les rêves

Du nouveau sur les rêves Article paru dans Planète N°5 de juin / juillet / août 1962 «Oserez-vous aller plus loin? lui demandai-je avec un respectueux espoir. Loin? Ce que j’ai vu vous pétrifierait. En arrière, en arrière! En avant, … Lire l’article

Du rififi chez les préhistoriens

Depuis la dernière guerre (pour donner une date), tout le monde en France sentait qu’une révolution était nécessaire dans la recherche préhistorique. À certains signes, on la pressentait toute proche. Eh bien, c’est fait. La préhistoire intuitive, la préhistoire vouée aux fantaisies de la psychanalyse et de l’ethnographie, la préhistoire d’art est morte. C’est André Leroi-Gourhan, professeur à la Sorbonne, qui, dans un petit livre explosif de 150 pages[1] vient de la mettre au tombeau. Lire l’article