Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Une expérience scientifique sur la voyance

De toutes les propriétés du monde matériel, celle qui contredit le plus violemment notre aspiration naturelle et spontanée est indiscutablement le temps. Que le passé soit comme s’il n’avait jamais été, que chaque seconde de notre enfance ait été vécue une seule fois, puis effacée à jamais, que nous tombions dans l’avenir comme dans un trou noir, voilà, si l’on cherche bien, la source de toutes nos angoisses, et de tous les mythes que nous avons inventés pour les conjurer. Lire l’article

Une lutte inattendue: la C.I.A. contre les soucoupes volantes

Vers le début du dernier mois de mai, les journaux, surtout outre-Atlantique, reproduisaient les déclarations d’un savant américain en colère. Ce savant, le physicien James E. Mac Donald, affirmait que, depuis 1953, la commission d’enquête de l’U.S.A.-Air Force sur les objets volants non identifiés avait constamment menti au public et trompé les hommes de science. Lire l’article

Une autopsie de l’amour divin

Je sais ce que pensera plus d’un lecteur: l’amour divin, quel anachronisme! Et cependant, aux portes du troisième millénaire, les mystiques sont plus nombreux et plus énigmatiques que jamais.
Ceux qui les étudient objectivement, et à la lumière des connaissances modernes, soupçonnent, parfois non sans un tremblement, les énergies secrètes où ils s’abreuvent et peut-être qu’ils créent. Ils sont justiciables de l’observation scientifique et c’est dans ces limites qu’il en sera question ici[1].
Les crises mystiques du Padre Pio, le célèbre capucin de Pietralcena, s’accompagnent d’une telle élévation de température qu’aucun thermomètre n’y résiste: ils éclatent sous la poussée du mercure. Il ne s’agit pas de fièvre, c’est-à-dire d’un phénomène déterminé par la présence d’un agent toxique ou infectieux. L’examen clinique ne laisse apparaître rien d’autre que cette hausse fantastique de la température avec accélération du pouls et de la respiration. Lire l’article

Maeterlinck, oui, encore!

Écrivain belge d’expression française, «son inspiration unit le symbolisme au mysticisme» affirment les dictionnaires que nos enfants, en 1969, portent dans leur cartable. Et de citer les deux œuvres inévitables et illisibles, Pelléas et Mélisande et l’Oiseau bleu.

De la Grande Porte, du Temple enseveli, du Grand Secret, de l’Intelligence des fleurs, rien. Maeterlinck est, et semble, devoir rester longtemps encore le plus méconnu des écrivains du début du siècle. À la suite d’un article que j’avais écrit sur lui naguère, des lettres m’arrivèrent, étonnées: Quoi, Maeterlinck? Ce fabricant de fééries, cet obsédé de science méprisé des savants? On me citait des erreurs glanées dans divers de ses essais, et notamment dans la Vie de l’espace. Lire l’article

Voir avec les yeux d’aujourd’hui la fin de l’Empire romain

C’est en Irak que le fantôme des civilisations mortes impose de la façon la plus impérative sa terrifiante présence. Votre jeep roule pendant des heures et même des journées dans un désert de poussière jaune où l’unique rencontre à escompter est celle d’une famille de pasteurs faméliques au visage absent, poussant devant elle un bétail plus misérable encore. Çà et là, cependant, dans la plaine sans borne, la molle ondulation d’une colline dont la véritable nature, en dépit des lectures qui vous ont conduit jusqu’ici, refuse de se laisser appréhender jusqu’à ce que vous arriviez au but de votre étape: l’une de ces collines, précisément, aussi démoralisante que le reste du paysage, mais au pied de laquelle quelques dizaines d’hommes ont dressé des tentes et étalé le matériel classique des archéologues. Lire l’article