Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

L’homme du grand tournant aux U.S.A.: le professeur Condon

«Certes, tout objet non identifié n’est pas forcément un visiteur extra-terrestre. Mais il ne s’ensuit pas que tous les objets non identifiés soient des phénomènes naturels, si beaucoup le sont. Si grande est la vanité ou l’ignorance de certains réfutateurs que tout ce qui dépasse leur entendement est considéré par eux comme inconcevable. Mais les conceptions humaines sont limitées par la connaissance et l’expérience terrestres, et dans le vaste univers notre Terre est un fait infinitésimal.» Lire l’article

Les ingénieurs de l’antiquité

Les esprits cultivés de notre époque sont en train de refaire une découverte que les hommes des premières civilisations ont tenue pour une évidence pendant des milliers d’années: c’est que la science et la technique sont deux activités sans lien ni rapport, voire contradictoires. Lire l’article

Marx, Keynes et Kafka chez les bêtes

Elle est décidément bien morte, la zoologie des chasseurs de papillons et des collectionneurs de scarabées. À l’ère des ondes spatiales, on ne chasse plus: on observe. Et ce que l’on voit donne parfois le frisson. En parcourant l’admirable album que notre ami Jacques Lecomte vient de publier chez Hachette , et bien qu’il n’y soit question que d’araignées, de poissons, de termites, d’oiseaux, c’est la précarité, la relativité et tout le mystère de l’intelligence humaine dans le monde que l’on découvre peu à peu. Toutes nos techniques sociales existent en effet chez les bêtes et surtout chez celles qui peuplent l’Univers géant si poétiquement décrit par Samivel: les insectes. Lire l’article

Lidoreau est mort

Avec Paul Lidoreau, qui vient de mourir, disparaît l’une de ces énigmes vivantes comme l’humanité en enfante quelques-unes par siècle. Comme Euler, comme Gauss, comme Inaudi, comme Dagbert, comme Shakuntala Devi (ces deux derniers encore vivants), Paul Lidoreau était un calculateur prodige. Lire l’article

L’Europe sauvage est sans frontière

Qui n’a fait un jour le rêve de parcourir à pied la Terre du paradis primitif, d’errer dans la forêt de Brocéliande, de descendre en canot, au printemps, les eaux calmes du Rhin, du temps que sa vallée n’était hantée que d’ours, d’aurochs et de divinités blondes et nues? Cette terre-là, bien que nous ayons de plus en plus de mal à la trouver sans usines ni H.L.M., ni autoroutes, ni fils électriques, elle existe encore, et tout près des villes, à peu près intacte. Il suffit, pour la découvrir, de se laisser guider par un naturaliste, par exemple par Kai Curry-Lindahl, qui dirige à Stockholm le département d’Histoire naturelle du Museum Nordiska. Lire l’article