Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

La psychanalyse meurt-elle en Amérique?

Question De. No 1, 4e trimestre 1973
La psychanalyse est définie par Freud et ses continuateurs comme la science des comportements humains. «L’obscure connaissance des facteurs et faits psychiques se reflète dans la construction d’une réalité supra-sensible que la science retransforme en psychologie de l’inconscient» (Freud: Psychopathologie de la vie quotidienne [Paris, Payot, 1966], p. 299); ou encore, toujours de Freud: «Notre science n’est pas une illusion… Ce serait au contraire une illusion de croire que nous puissions trouver ailleurs ce qu’elle ne peut nous donner.» Lire l’article

Plus personne pour comprendre les mystiques?

Question De. No 2, 1er trimestre 1975.
Aussi loin que l’on remonte, l’homme intérieur a toujours existé: «Il n’est aucune part en moi qui du divin soit séparée», peut-on lire déjà dans le Livre des Morts de l’ancienne Égypte, composé, nous disent les savants, entre le XXIVe et le XXIIe siècle avant notre ère. Lire l’article

À la découverte de l’inconscient

Question De. No 8, 3e trimestre 1975
Voici enfin, offert au lecteur français dans une édition très belle et très soignée, le chef-d’œuvre de Henri F. Ellenberger. Paru aux États-Unis en 1970, il avait presque aussitôt été publié dans les principales langues du monde malgré l’énormité du travail que représente la traduction d’un tel monument. Il faut féliciter l’éditeur français d’avoir mené cette tâche à bien. Il faut aussi féliciter la Fondation européenne de la culture qui y a contribué. Lire l’article

La vieio qu’ero mouarto

Question De. No 15, 4e trimestre 1976
Qui me l’aurait dit si l’auteur lui-même ne me l’avait fait parvenir? Le plus merveilleux roman fantastique et philosophique dont un lecteur français puisse en ce moment se délecter est écrit en dialecte marseillais.
«Il n’y a de science qu’occulte», me disait, il y a quelques jours, un des plus grands mathématiciens de ce temps, signifiant par là que les grandes odyssées intérieures qui préludent à la découverte sont inexprimables. Le regard de l’âme qui considère l’inconnu est au-delà de tout langage. Lire l’article

Les vivants et la mort

Question De. No 10. 2e janvier-février 1976
Il y a quelque temps, je croyais pouvoir écrire ici que nos contemporains répugnent à parler de la mort, sujet tabou peut-être, disais-je.
Or, pendant que j’écrivais ces lignes, je ne sais combien d’écrivains, essayistes, philosophes et professeurs étaient en train de taper les dernières pages de force manuscrits sur le sujet tabou! Changement complet à vue, la mort est «in», on organise des débats sur la mort à France-Culture, la thanatologie fait un «tube». Lire l’article