Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

L’univers infini des odeurs

La Vie des Bêtes N°143 de septembre 1970
Parmi toutes les façons d’aimer ses enfants qu’il a plu à la nature d’inventer, la plus simple et la plus démonstrative est indiscutablement celle des vairons. Chaque fois qu’un gros vairon rencontre un petit vairon, hop! il le mange: ce père dénaturé aime tant ses rejetons qu’il les croque. Lire l’article

Ramage et plumage

La Vie des Bêtes N°146, septembre 1970
La sterne qui surveillait sur ce coin de côte rocheuse les flaques laissées par la marée descendante vient de plonger et ressort de l’eau en tenant dans son bec pointu la proie à moitié avalée. Les deux garçons, alertés par le «plouf», interrompent un moment la construction du château d’Ivanoé entreprise, pelle en mains, dans le sable d’une minuscule plage bien abritée d’où l’on voit tout sans être vu. Lire l’article

L’enjeu de Mars

Arts et Métiers de novembre 1976
Si nos journaux avaient existé en 1492, je doute que l’on y eût trouvé l’annonce de la découverte de l’Amérique. Ou alors, en page 4, entre les chiens écrasés, et accompagnée d’un bref commentaire méprisant sur l’art de gaspiller l’argent du peuple en vaines expéditions lointaines.
J’ai tous les détails sur les deux expéditions Viking, mais ce n’est pas de la presse que je les tiens, ni de la T.V. C’est simplement que j’ai la chance d’en connaître quelques responsables. Lire l’article

Le mouton n’est pas stupide

Revue La Vie des Bêtes, n°67, février 1967
C’était l’été dernier, dans les montagnes du Parpaillon, entre Embrun et Barcelonnette. Un crépuscule admirablement limpide faisait flamboyer vers le nord les glaciers du Pelvoux et de la Barre-des-Écrins. Nous dévalions une pierraille pour rejoindre la voiture avant la brume, quand mon fils proféra cette phrase insolite:
«— Regarde! La montagne marche!» Lire l’article

Le chat est-il un animal domestique?

Revue La Vie des Bêtes, n°92 de mars 1966
Je l’aperçus pour la première fois, le temps d’un éclair, un certain crépuscule d’automne. Dans la tache lumineuse déployée sur la terrasse et le jardin par la lampe tout juste allumée, il surgit de l’ombre au pied d’un noyer, s’arrêta un instant les yeux clignés vers nous puis, brusquement, disparut d’un bond. Lire l’article