Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Les OVNIs au rendez-vous du calcul

Préface au livre OVNI: le premier dossier complet des rencontres rapprochées en France de Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon, éditions Alain Lefeuvre, 1979
La vision que les savants se faisaient de l’univers s’est trouvée changée, ces temps derniers (j’écris en juillet 1978), par des faits nouveaux de grande portée philosophique.
À ces faits nouveaux, tirant leur sens de leur emboîtement l’un dans l’autre, seuls quelques spécialistes ont jusqu’ici réfléchi sérieusement.
Il y a d’abord la découverte que la présence de planètes autour des étoiles semble être un fait général, et leur absence une exception. Lire l’article

Les rêves sont plus nécessaires que le sommeil

Depuis qu’il y a des hommes et qui rêvent, cette énigmatique activité nocturne de la pensée n’a guère inspiré aux hommes de science, quand ils sortaient du domaine de l’observation objective, que de brumeuses rêveries. Cette situation a duré jusqu’aux premières publications (en 1952) du grand physiologiste américain Nathaniel Kleitman, professeur à l’université de Chicago. Lire l’article

Naissance de l’homme cosmique

Préface du livre de Charles-Noël Martin, Le cosmos et la vie, L’Encyclopédie Planète, 1963.
Il y a quatre siècles et demi, Nicolas Copernic découvrait que la Terre n’était pas le centre du monde. Quoique évidente, l’idée lui parut tellement scandaleuse qu’il n’osa pas la publier de son vivant. En 1543, sentant ses forces décliner, il mit la dernière main aux six livres de son traité sur les Révolutions des sphères célestes et mourut, laissant à son disciple Rhéticus le soin d’en corriger les épreuves.

Quand on relit les Révolutions de Copernic, on se demande comment ce livre put susciter une réaction qui ne fût pas le saisissement et le silence. Car, pour la première fois dans l’histoire de l’astronomie, les apparences célestes y étaient intégralement expliquées. Lire l’article

L’évolution terrestre, phénomène cosmique

Préface au livre Trois milliards d’années de vie d’André de Cayeux, Encyclopédie Planète 1964.
Le patriarche hébreu qui s’était entendu promettre une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel fut bien inspiré de ne pas entreprendre leur dénombrement et de faire confiance au Très-Haut: par une belle nuit sans lune, l’œil ne voit jamais plus de deux à trois mille étoiles. Mais, vers la fin du XVIIIe siècle, le grand Herschel construisit le premier télescope géant et découvrit le vertige. Lire l’article

Marx, Keynes et Kafka chez les bêtes

Elle est décidément bien morte, la zoologie des chasseurs de papillons et des collectionneurs de scarabées. À l’ère des ondes spatiales, on ne chasse plus: on observe. Et ce que l’on voit donne parfois le frisson. En parcourant l’admirable album que notre ami Jacques Lecomte vient de publier chez Hachette , et bien qu’il n’y soit question que d’araignées, de poissons, de termites, d’oiseaux, c’est la précarité, la relativité et tout le mystère de l’intelligence humaine dans le monde que l’on découvre peu à peu. Toutes nos techniques sociales existent en effet chez les bêtes et surtout chez celles qui peuplent l’Univers géant si poétiquement décrit par Samivel: les insectes. Lire l’article