Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Les OVNIs au rendez-vous du calcul

Préface au livre OVNI: le premier dossier complet des rencontres rapprochées en France de Michel Figuet et Jean-Louis Ruchon, éditions Alain Lefeuvre, 1979
La vision que les savants se faisaient de l’univers s’est trouvée changée, ces temps derniers (j’écris en juillet 1978), par des faits nouveaux de grande portée philosophique.
À ces faits nouveaux, tirant leur sens de leur emboîtement l’un dans l’autre, seuls quelques spécialistes ont jusqu’ici réfléchi sérieusement.
Il y a d’abord la découverte que la présence de planètes autour des étoiles semble être un fait général, et leur absence une exception. Lire l’article

Un Marco Polo du futur

Préface au livre de Ray Bradbury Chroniques martiennes (Club des Amis du Livre, 1964)
Les traditions vénitiennes décrivent d’une bien jolie façon la fin du voyage de Marco Polo vers les dernières années du XIIIe siècle. Cet audacieux avait, je le rappelle, visité le Badakhchan, le désert de Gobi, Sumatra, la Perse, l’Arménie et vingt autres lieux dont la plupart ne portaient aucun nom dans les langues de l’Occident, et pour cause! Il avait occupé des postes officiels dans l’administration chinoise. Dix-sept années durant, il avait servi le Grand Khan Koubilaï, apportant à ce grand homme la rescousse des connaissances juridiques et de l’esprit rationaliste européen. Lire l’article

Naissance de l’homme cosmique

Préface du livre de Charles-Noël Martin, Le cosmos et la vie, L’Encyclopédie Planète, 1963.
Il y a quatre siècles et demi, Nicolas Copernic découvrait que la Terre n’était pas le centre du monde. Quoique évidente, l’idée lui parut tellement scandaleuse qu’il n’osa pas la publier de son vivant. En 1543, sentant ses forces décliner, il mit la dernière main aux six livres de son traité sur les Révolutions des sphères célestes et mourut, laissant à son disciple Rhéticus le soin d’en corriger les épreuves.

Quand on relit les Révolutions de Copernic, on se demande comment ce livre put susciter une réaction qui ne fût pas le saisissement et le silence. Car, pour la première fois dans l’histoire de l’astronomie, les apparences célestes y étaient intégralement expliquées. Lire l’article

Zinzins et Whatizits

Préface de la bande dessinée de Jacques Lob et Robert Gigi, Ceux venus d’ailleurs, Dargaud (1973).
— Mais enfin, me dit-on souvent, vous qui étudiez les soucoupes volantes depuis 1951, réellement, est-ce que vous y croyez?

Question simple, n’est-ce pas, et à laquelle, après tant de temps, on devrait être capable de répondre par oui ou par non.
Et il est vrai qu’en plus de vingt ans de réflexion, de discussions et d’enquêtes, on ne peut pas ne pas avoir acquis une certaine somme de connaissances, et, soudée sur ces connaissances, une opinion. Lire l’article

L’évolution terrestre, phénomène cosmique

Préface au livre Trois milliards d’années de vie d’André de Cayeux, Encyclopédie Planète 1964.
Le patriarche hébreu qui s’était entendu promettre une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel fut bien inspiré de ne pas entreprendre leur dénombrement et de faire confiance au Très-Haut: par une belle nuit sans lune, l’œil ne voit jamais plus de deux à trois mille étoiles. Mais, vers la fin du XVIIIe siècle, le grand Herschel construisit le premier télescope géant et découvrit le vertige. Lire l’article