Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

La gnose de Princeton ou la Science remise à l’endroit

Le livre de M. Raymond Ruyer, la Gnose de Princeton, publié fin 1974, fait événement. Il révèle la formation, dans les milieux de la pensée scientifique avancée américaine, d’un nouveau courant religieux. Religieux autant que scientifique. Sous une forme hautement élaborée par des physiciens, astronomes, cosmologistes et biologistes de Princeton et de Pasadena, c’est, en quelque sorte, l’aboutissement d’une pensée qui se trouvait à l’état naissant dans «Planète» des années 1961-65. Lire l’article

Un entretien avec Aimé Michel – Propos recueillis par Yves Bosson & Michel Hertzog

Nous nous étions enfin décidés à entreprendre à notre tour le pèlerinage de St-Vincent-les-Forts, petit village des Alpes de Haute-Provence perché sur les contreforts du lac de Serre-Ponçon. Décembre 1990, lendemain de Noël, une route départementale enneigée, un panneau indicateur, enfin: le village. Aimé Michel, on nous l’a promis, ne doit plus être très loin…

Voici quelques extraits choisis de notre entretien. Nous souhaitions en particulier savoir comment l’un des principaux «artisans» de la soucoupologie des années 50 perçoit l’ufologie des années 90 et quel regard il porte – avec le recul du temps – sur sa contribution à l’étude de la soucoupe. Malgré la fatigue, il a longuement répondu, avec beaucoup de gentillesse et de malice, à nos questions. Lire l’article

La rose-croix et la naissance de l’esprit scientifique

Il s’est passé d’étranges choses au début du XVIIe siècle. Certaines sont connues, tellement connues que peut-être elles aveuglent le regard: Kepler découvre les lois du mouvement des planètes; Galilée voit pour la première fois les satellites de Jupiter, les montagnes de la Lune, fonde la dynamique en mesurant la chute des corps; Descartes, dans son «poêle», perçoit comme en une vision les principes de la méthode scientifique et de la physique théorique. Tant d’événements extraordinaires en si peu de temps! Pour retrouver une telle explosion de prouesses intellectuelles, il faudrait remonter au temps de Thalès, à la naissance de la science grecque. Lire l’article

Voici pourquoi nous avons la passion de l’inexpliqué

Avant de dire pourquoi le témoignage de Pitigrilli me semble digne d’être publié ici, je voudrais expliquer également en quoi il justifie notre sigle de prudence. Il ne s’agit nullement de méfiance. Il s’agit de méthode. Les prouesses attribuées à Rol ont en effet, avec les autres prodiges familiers à la parapsychologie, ceci de commun que l’on peut presque tous les mettre en parallèle avec d’autres prouesses dûment constatées et contrôlées par les témoins les plus dignes de foi et les plus compétents, et aussi avec ces faux prodiges, réalisés par des trucages d’une habileté presque aussi incroyable que le prodige lui-même. Lire l’article

Une autopsie de l’amour divin

Je sais ce que pensera plus d’un lecteur: l’amour divin, quel anachronisme! Et cependant, aux portes du troisième millénaire, les mystiques sont plus nombreux et plus énigmatiques que jamais.
Ceux qui les étudient objectivement, et à la lumière des connaissances modernes, soupçonnent, parfois non sans un tremblement, les énergies secrètes où ils s’abreuvent et peut-être qu’ils créent. Ils sont justiciables de l’observation scientifique et c’est dans ces limites qu’il en sera question ici[1].
Les crises mystiques du Padre Pio, le célèbre capucin de Pietralcena, s’accompagnent d’une telle élévation de température qu’aucun thermomètre n’y résiste: ils éclatent sous la poussée du mercure. Il ne s’agit pas de fièvre, c’est-à-dire d’un phénomène déterminé par la présence d’un agent toxique ou infectieux. L’examen clinique ne laisse apparaître rien d’autre que cette hausse fantastique de la température avec accélération du pouls et de la respiration. Lire l’article