Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

La psychanalyse est-elle une science?

Si la science se définissait comme une explication des phénomènes, nul doute qu’après la lecture du somptueux ouvrage posthume de Carl G. Jung: L’Homme et ses symboles (éditions du Pont-Royal), on pencherait à donner à cette question une réponse affirmative. Du moins dans le premier mouvement. La psychanalyse (et surtout celle de Jung, infiniment moins étriquée et obsessionnelle que celle de Freud) a indubitablement inventé, de l’homme vu par l’intérieur, une image plausible et les mots pour l’exprimer. Lire l’article

Du nouveau sur les rêves

Du nouveau sur les rêves Article paru dans Planète N°5 de juin / juillet / août 1962 «Oserez-vous aller plus loin? lui demandai-je avec un respectueux espoir. Loin? Ce que j’ai vu vous pétrifierait. En arrière, en arrière! En avant, … Lire l’article

Le gendarme et les fantômes

Les maisons hantées, les fantômes, etc.? Pure superstition! Telle est l’opinion admise par tout homme de bon sens. Sur quoi est fondée cette opinion? Sur le bon sens, nous venons de le dire. Il est absurde de croire aux maisons hantées, puisque ça n’existe pas. Mais encore? Le bon sens était un guide excellent il y a cent ans, avant les quanta, la relativité et les espaces-temps à seize dimensions que nous proposent des théoriciens respectés de la physique. Mais comment imaginer une preuve ou une réfutation de la réalité des hantises et des fantômes? Il faudrait qu’un organisme officiel d’un scepticisme éprouvé consacre des milliers d’heures à enquêter sur tous les cas allégués de hantise. Mais une telle enquête est-elle imaginable? Elle l’est si bien qu’elle a été faite. Et c’est son dossier que nous présentons ici. Lire l’article

Pourquoi l’ascèse ?

«Si jamais ce livre tombe entre les mains d’une personne qui aspire pour de vains motifs à la contemplation, je la prie de réfléchir aux rudes tenailles par lesquelles il faut passer et au pressoir des peines nombreuses sous lequel il faut pleurer avant d’y arriver. Peut-être alors tout désir frivole de ces faveurs s’évanouira de son coeur.» Qui parle ainsi? Un mystique italien du XVIIIe siècle, le père Scaramelli, auteur du Directoire mystique (1754). Et à quelles «tenailles», à quel «pressoir» fait-il allusion? Lire l’article