Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Comment, pourquoi un lieu devient sacré

Regrettez-vous le temps où Vénus Astarté, fille de l’onde amère, inspirait aux jeunes gens leurs premières prières et aux poètes leurs premiers vers? Où chaque foyer avait son dieu lare, chaque ruisseau sa nymphe ou son génie, chaque lande son korrigan et chaque étang sa fée? C’était hier, c’était ce matin même. Tout ce peuple invisible est encore parmi nous. Là où nos pères inventaient des êtres à leur image, nous nous interrogeons. Les lois de l’électricité statique ont exorcisé Zeus et Tarannos; Mars n’est plus un dieu, mais l’objectif de nos télescopes et de nos fusées; Mercure est un métal et Vénus une hormone.
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La plus vieille religion d’Europe ?

Qui de nous n’a un jour rêvé d’aller explorer l’île de Pâques? Contempler dans le regard des colosses de pierre le mystère d’un temps qui nous dépassa peut-être par sa puissance technique et ses connaissances spirituelles, tenter de retrouver les secrets qui manquent à l’équilibre de notre culture, c’est bien là, en effet, un rêve prometteur. Faut-il aller si loin? Ce n’est pas sûr. Nous avons sous la main, en Bretagne, de quoi faire autant rêver. Lire l’article

Pourquoi l’ascèse ?

«Si jamais ce livre tombe entre les mains d’une personne qui aspire pour de vains motifs à la contemplation, je la prie de réfléchir aux rudes tenailles par lesquelles il faut passer et au pressoir des peines nombreuses sous lequel il faut pleurer avant d’y arriver. Peut-être alors tout désir frivole de ces faveurs s’évanouira de son coeur.» Qui parle ainsi? Un mystique italien du XVIIIe siècle, le père Scaramelli, auteur du Directoire mystique (1754). Et à quelles «tenailles», à quel «pressoir» fait-il allusion? Lire l’article