Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Plus personne pour comprendre les mystiques?

Question De. No 2, 1er trimestre 1975.
Aussi loin que l’on remonte, l’homme intérieur a toujours existé: «Il n’est aucune part en moi qui du divin soit séparée», peut-on lire déjà dans le Livre des Morts de l’ancienne Égypte, composé, nous disent les savants, entre le XXIVe et le XXIIe siècle avant notre ère. Lire l’article

Je vais au prêche…

Atlas Air France n° 79 de janvier 1973
On ne fréquente pas assez le monde. Tenez, par exemple, moi, dans mon tonneau, à force de ne fréquenter que moi-même, je finirais par me faire des hommes une image erronée. Je finirais, oui, par les croire tous bons, sensés, généreux, distingués, enfin tels que je suis moi-même en dépit des jaloux. Et comme la fréquentation des gens distingués, généreux, sensés et bons est infiniment ennuyeuse, je finirais par sombrer dans la mélancolie. Lire l’article

Les paradoxes de la Haute Science

Revue Question De. N° 20, septembre – octobre 1977
Alphonse-Charles Constant, alias Eliphas Lévi, avait transmis son enseignement spirituel et magique à quelques rares disciples, bien qu’il ait publié de son vivant plusieurs livres. Dans les Paradoxes de la Haute Science, il retrace, sous forme d’un traité concis, l’apologie de l’Homme au travers de l’exposition des sept paradoxes philosophiques. Lire l’article

Hommes, Cimes et Dieux

Revue Question De. No 4. 3e trimestre 1974
Sur une affiche du quartier Latin, je lisais l’autre jour: «Exprimez-vous!» «Apprenez à communiquer!» «Venez aux cours de communication X…» Travaux pratiques, etc. (j’en oublie). L’affiche s’agrémentait d’un portrait: celui du professeur de communication. Hélas, son visage n’avait strictement rien à communiquer. Le seul enseignement que ce visage eût dû honnêtement promettre, c’eût été d’apprendre à se taire. L’affiche, d’ailleurs, était miteuse: la communication, apparemment, ne marchait guère. Lire l’article

Les trois folies du docteur Faust

(Revue Archéologia N° 25 – novembre 1968)
Le premier homme qui découvrit une pépite, à quoi pensa-t-il? Cet ancêtre lointain, il me plaît de l’imaginer penché, se demandant si les mirages qui parfois montrent l’eau dans le désert peuvent aussi faire descendre le soleil dans le sable d’un ruisseau et y allumer les flammes d’un ciel de midi. Le soleil, son éclat, la chaleur de son éternel enfantement: voilà, je crois, ce que durent être les premières pensées du plus vieil orpailleur du monde. Lire l’article