Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

logo-download

Le long dessein japonais

Chronique parue dans la revue Arts et Métiers n° 2 de mars 1988

 

Il faut savoir accepter les leçons, même impitoyables, quand elles sont données avec courtoisie et retenue, dans le respect des règles.

Telle est la leçon que nous donne le Japon, que nous donnera bientôt plus rudement encore la Corée.

Nous autres Occidentaux pensions détenir, de droit divin,  le privilège de transformer l’histoire. L’évolution de l’espèce vers des formes plus humaines de société, c’était nous, c’était nous seuls. Des hommes égaux en droit votant pour choisir et renvoyer l’assemblée qui les gouverne et le jury qui les juge, c’était la Grèce. La suprématie de la loi sur la force, c’était Rome. La séparation des trois pouvoirs, l’obéissance du gouvernant à la même loi oblige le gouverné, ce fut Montesquieu, l’Angleterre du XVIIIe siècle, l’Amérique des Pères fondateurs. La condamnation de l’esclavage, puis sa suppression (après des siècles d’industrie négrière, certes), ce fut encore nous. Le respect dû à la Nature, la contestation de l’idée de pouvoir… Bref, nous fûmes les Guides. J’allais oublier la première affirmation de l’égalité métaphysique des hommes de toutes races. «Il n’y a plus ni Juifs ni Grecs» (Saint Paul) – et tout l’héritage que l’on appelle maintenant judéo chrétien, longuement bafoué sans doute, mais jamais oublié, ne fût-ce que comme une lointaine espérance.

C’est sur ce fond millénaire d’autocongratulation que le pays du soleil levant a fait sa déconcertante entrée en scène, et ce, après la plus écrasante défaite jamais subie par un peuple, après des épreuves inouïes et un effort de transformation sans précédent.

Si quelque livre de Pierre Loti sur le Japon traîne à portée de votre main, relisez-le. «Un peuple enfant, gazouillant, à jamais incapable d’atteindre à la maturité», disait en substance l’auteur de Madame Chrysanthème. Au début de ce siècle, qui s’achève sur la leçon japonaise! cela semble incroyable.

Nous avons d’abord essayé de comprendre cette leçon de travers et aux moindres frais. D’accord, avons-nous pensé (et cette idée n’a pas encore complètement disparu), d’accord: ils ont une patience, une méticulosité, une ardeur au travail, un désir de revanche fantastiques; ils se contentent de peu (la «fameuse théorie du bol de riz»), ils sont dociles comme des moutons, mais tout cela est petit, inacceptable pour nous; naître et mourir dans une entreprise, quel idéal étouffant! L’homme mercantile, quelle régression, quelle horreur!

Puis la mystique japonaise (le Zen), l’art japonais (cinéma, romans) ont commencé de répandre en Occident un idéal très étranger, frappant par sa simple beauté, difficilement déchiffrable. Et l’autre jour j’entends un ministre très intelligent, car il y en a, déclarer dans détour: «Les Japonais nous ont piqué tout ce qu’il y avait en nous de bon et d’adaptable à leur culture et sont devenus meilleurs que nous. Et bien! À notre tour! Étudions-les, prenons-leur ce qu’ils ont de meilleur, et faisons mieux qu’eux, comme avant». C’est fort bien dit. Voilà un bon programme, qui m’a donné à réfléchir.

Je ne suis pas sûr de n’être arrivé qu’à des conclusions agréables. L’affaire est difficile. Il y faudra notamment une vertu qui n’est pas notre fort: la modestie.

Pour comprendre l’incompréhensible, il faut, en effet, de l’audace, mais d’abord de la modestie: et si le grand dessein japonais était en réalité tout autre chose que l’homme mercantile?

Regardons les faits tels qu’ils sont: est-il vraisemblable que le peuple des arts martiaux, du suicide d’honneur, le peuple qui au fond de sa défaite osa se déclarer par la voix d’une assemblée élue «collectivement responsable des crimes de ses chefs» (au lieu de pratiquer comme nous à la Libération le facile et vieux truc du bouc émissaire) – est-il vraisemblable que ce peuple ait soudain abjuré un idéal qui ne fit jamais que s’affiner tout au long d’un passé aussi tragique que le nôtre? Non, ce n’est pas vraisemblable d’autant moins que ses artistes continuent de l’exprimer et ses sages de la professer. Vraiment, il est étrange qu’un méditatif curieux et inquiet comme Loti ait pu parler de «peuple enfant», prenant le petit monde des geishas pour le Japon tout entier, à la façon de ces touristes pressés qui prennent Pigalle pour la France.

Tournons plutôt notre attention vers la science et la technique japonaise. Au top niveau des très grands, ils n’ont encore – mais en cent vingt ans seulement! – produit aucun Archimède, Galilée, Descartes, Newton, Gauss, Maxwell, Einstein[1]. Ce n’est pas par là qu’ils nous devancent. Regardons mieux. Nous sommes de plus en plus noyés parmi des objets et des concepts, soit japonais, soit suscités par l’émulation de faire mieux qu’eux. Et ces objets et concepts ont entr’eux une certaine communauté difficile à définir, pour laquelle je proposerai cependant l’expression «perfection du quotidien», et un symbole: le jardin de méditation Zen, petit, nu, dépouillé, impeccable dans le détail.

Je me trompe peut-être. Mais il me semble que, sans l’entrée du Japon dans la communauté mondiale, aucun peuple occidental ne se serait lancé dans cette entreprise presque maniaque de perfectionner sans cesse les objets au milieu desquels nous vivons et travaillons.

Voyez l’automobile. Même un Allemand aurait-il trouvé désirable d’informatiser l’absorption des cahots par un ordinateur? Absorber mieux les cahots mérite-t-il un tel effort? Ou de perfectionner la direction en rendant toutes les roues directrices au prix d’encore un ordinateur intégrant la vitesse, le moment cinétique, et Dieu quoi encore? Je vois dans une revue technique qu’ils préparent l’affichage de toutes les données désirables au pilote dans un coin très étudié de la glace avant, supprimant ainsi le tableau de bord.

Certainement beaucoup de bricoleurs occidentaux auraient de telles idées, mais la patience de les étudier à fond et de les réaliser? «Ça n’en vaut pas la peine»: ainsi aurait sans doute réagi, en Occident, même l’infatigable cohorte des cinglés du bricolage. Je vois bien que les constructeurs européens et américains sont eux aussi lancés dans la réalisation de toutes sortes d’innovations de ce genre. Mais je me demande si, sans le talonnement lancinant des Japonais, la technique occidentale aurait jamais pris une telle orientation. J’en doute! Je crois bien plutôt que l’ingéniosité de l’Occident se serait tournée vers la réalisation de projets grandioses plus conformes à son ubris traditionnelle, voyages dans les planètes, usines, monstrueux cyclotrons, et Dieu sait quoi encore que nous ferons un jour certes, mais plus tard, car pour le moment il faut essayer de suivre le Japon et de ne pas perdre trop de marchés.

Le bricoleur génial, en Occident, invente comme Antoine Labeyrie un perfectionnement de l’interféromètre permettant peut-être un jour de voir les planètes des autres systèmes solaires. Ou bien, comme Alain Aspect, il construit une admirable machine capable de trancher entre deux prédictions contradictoires oubliées depuis cinquante ans dans un vieux tiroir où dormaient les spéculations de Bohr et d’Einstein. Newton était un prodigieux bricoleur. Il aurait pu fabriquer la machine à vapeur, le piston à double expansion, l’attellement de cent carrosses se tirant l’un l’autre sur des rails. Son penchant naturel ne lui donna jamais l’idée de transformer ainsi la vie quotidienne: il préféra chercher un truc pour regarder les montagnes de la Lune sans être importuné par l’aberration chromatique et construisit son télescope. On trouvera cent autres exemples.

L’esprit japonisant a toujours existé en Europe. Mais l’inventeur cinglé, chez nous, trouvait généralement son ultime sublimation dans les barraques du concours Lépine, et l’on s’en tenait là. À quoi bon toujours perfectionner la vie quotidienne? Voilà un idéal bien terre à terre.

Est-il si terre à terre? Ou bien sommes-nous myopes? C’est le moment de l’autocritique, s’il n’est pas trop tard. Ce magnat japonais qui, il y a deux ou trois ans, et avec un sourire poli, nous annonçait notre défaite prochaine pour cause de taylorisme viscéral («vous avez l’âme tayloriste»), nous a beaucoup agacés. Nous dire cela, quel toupet!

Pourtant, provisoirement du moins, il avait raison.

Le taylorisme c’est l’art de partager toute tâche complexe en autant de petites tâches élémentaires qu’il faut pour que le travailleur de base soit intégralement soulagé de toute réflexion. Il pose comme fondement que plus le travailleur de base est mécanisé, moins il perd de temps à penser, plus cela va vite et plus on produit.

Peut-on fonder une société sur l’abrutissement du plus grand nombre? La génération du Taylor, Ford, etc., a pu le croire.

Seulement, voilà: si le travailleur est privé de pensée sur son travail, comme on ne peut pas l’empêcher de penser, il se mettra à haïr son travail, il pensera après son travail et contre lui, il deviendra fou furieux. La première en date et la plus éloquente protestation de l’homme taylorisé s’est élevée non du Japon perfectionniste et éduqué par le Zen, mais au pays de Taylor lui-même: c’est celle du Charlot des Temps modernes. Charlot fit rire tout le monde industrialisé, mais du rire de Molière, si triste et si profond.

Que quand on vient d’en rire on voudrait en pleurer.

Le secret du succès japonais, on commence à le connaître: c’est l’anti-taylorisme. Non seulement l’entreprise à la Japonaise n’exclut pas la partie pensante de l’homme, mais c’est dans cette partie-là qu’elle investit son ambition. Il s’agit de faire confiance et appel à l’homme «tout entier», et non plus seulement à l’homme mécanisé. Et c’est beaucoup plus prometteur.

Réaction spontanée de l’Occidental: c’est une abomination! C’est l’aliénation de l’homme «tout entier»! Comment accepter de donner à l’entreprise sa pensée même? Que devient la dignité de l’être?

Seulement, il y a malentendu.

Là où nous comprenons d’après ce que nous voyons: «donner sa pensée à Peugeot ou à Rhône-Poulenc» (ce qui en effet ressemblerait à un cauchemar orwellien), le Japonais nous précède d’une révolution culturelle, celle de l’entreprise même.

L’entreprise japonaise n’est pas (en tout cas aspire à ne pas être) seulement la propriété de son chef. Il s’est passé dans les entreprises japonaises, au moins les grandes, une révolution qui rappelle beaucoup la découverte de la liberté civile par les Grecs.

«Comment s’appelle le tyran de ces Grecs qui se font si vaillamment tuer?» demande la mère de Xerxès, le Grand roi vaincu à Salamine. «Il s’appelle Liberté», répond le messager (les Perses, d’Eschyle).

Bien sûr, ne romantisons pas! Nous éprouverions comme une tyrannie la «liberté» de Sparte et même d’Athènes au temps d’Eschyle. Ce que veut dire le messager, c’est que les Grecs ne se battent pas pour leur tyran: cela, c’est le taylorisme («ce qui est bon pour Ford est bon pour ses ouvriers»). Ils se battent et meurent avec entrain pour la collectivité que tous ensemble ils forment. Comme les Grecs à Salamine, les Japonais ont une raison d’être des fanatiques: c’est qu’ils sont chacun personnellement investis dans un groupe humain dont le chef n’est pas le propriétaire, mais le symbole. «Je suis un Toyota, un Yamaha».

Comprise comme l’obéissance à un tyran (c’est le point de vue perse et celui de Taylor) le sacrifice des Grecs est inhumain et monstrueux. «Mais qu’est-ce que cette liberté dont vous nous rabattez les oreilles?» demande Xerxès à un Grec (cette fois dans Hérodote il s’agit donc probablement d’un dialogue qui eut lieu). «C’est, dit le Grec, quelque chose que je ne saurais expliquer au Grand roi».

Évidemment, pas au Grand Roi dont les soldats sont commandés au fouet. Entre le Perse et le Grec, il y a un abîme, et qui ne se mesure ni en armes ni en richesses. C’est un abîme spirituel que je suis peut-être dans le cas présent bien présomptueux de croire avoir un peu compris, encore plus de vouloir exprimer.

Mais j’ai beaucoup discuté jadis avec quelques Japonais désireux de m’éclairer. Ce qu’ils me disaient me paraissait bien difficile, bien dur même à avaler. La suite m’a peut-être un peu éclairé.

Cependant, nous n’avons pas l’«âme taylorienne», et je ne pense pas que les Japonais le croient – à part quelques téméraires comme ce magnat en proie à sa propre ubris. Je crois au contraire que l’insoumission, l’inquiétude, la folie, le rire de l’Occident sont sa richesse. C’est peut-être une grande chance de l’histoire que le message du Japon nous arrive maintenant, et d’un grand peuple instruit par le malheur à la modération. Serions-nous aussi sages que lui, dotés de sa puissance? Vaine question.

Aimé Michel

Notes:

(1) Et encore, est-ce sûr? Beaucoup de Japonais tiennent l’un de leurs physiciens, Shoi-chi Sakata pour un homme trop en avance sur son temps pour être encore pleinement compris.

 

*****

Courrier des lecteurs

Lettre de Michel Amiot (Pa. 47)

«Voilà pourquoi votre fille est muette»

Chaque jour, les quotidiens spécialisés ou non donnent, en cinquante lignes ou en quelques mots, leur bulletin de santé du dollar à travers le monde.

Chaque jour, chaque semaine dans d’autres supports de presse ou d’édition sous la plume d’experts (?) ou de professionnels qui vivent avec la bourse ou de spécialistes de l’économie, on trouve – quand ils s’en donnent la liberté – des affirmations, des hypothèses, quelquefois l’expression retenue de leurs doutes sur leur compréhension de l’ordre économique actuel. Tout cela en jargonnant abondamment.

Ils le font pour nous citoyens ordinaires, pour notre opinion. Alors, aujourd’hui, haro sur l’Amérique mais vive le libéralisme. Maudits soit l’argent des autres, l’arrogance du Jaune – qu’il soit métal ou peuple lointain – mais bénie soit la pelote personnelle, juste récompense de la perspicacité, des efforts et de la chance. Etc.

Fumées qui se déploient en formes fugitives, inquiétantes mais qui, quelquefois, aident à rêver.

Il faut reconnaître qu’avoir des idées claires sur l’économie mondiale, la bourse, leurs changements, l’articulation pas seulement mécaniste des facteurs les plus influents à un moment donné n’est pas simple.

Entreprendre de montrer en deux ou trois pages une partie du système en mouvement sans oublier le reste est une gageure. C’est une sorte d’exploit quand l’explication est reçue et aide ceux-là qui en profitent à être moins naïfs, à se sentir moins bêtes, à se vouloir plus courageux dans leur tête.

Aimé Michel, votre chronique «le lundi noir des billes» est - pour moi - de cette sorte là. Je voulais vous le dire.

Depuis des années, votre goût de l’insolite, votre utilisation volontiers paradoxale des connaissances, votre curiosité évidemment non conformiste font que j’ai envie d’ouvrir la revue Arts et Métiers quand elle m’arrive. Vous y apportez ces épices qui viennent d’ailleurs, sans lesquelles les bons produits courants paraissent fades. Merci

 

Réponse d’Aimé Michel

Un éloge est toujours agréable. Mais je n’oublie pas les lecteurs d’A et M, courtois par définition, qu’agacent mes grains de sel et qui s’abstiennent d’écrire.

Plus j’observe les phénomènes économiques et plus je suis conscient de mon incompétence. Faut-il, dès lors, poser là ma plume, comme me le conseille fraternellement votre camarade Monsieur Jean Marchand, fort de ses quarante ans d’enseignement? («quand on ne comprend pas quelque chose, il ne faut surtout pas en parler», A et M, nov/déc 1987, p. 40).

Donc, quand je me considère, j’ai envie de me taire. Puis, le démon d’écrire aidant, je me compare, et alors me revient à l’esprit la profonde maxime de Pierre Dac: «ceux qui ne savent rien en savent tout autant que ceux qui n’en savent pas davantage».

Plus sérieusement, il me semble que dire clairement ce que l’on pense, fût-ce une erreur, voire une sottise, reste une petite contribution à la clarté. Combien de malfaisantes sottises traversent les siècles sous le couvert de leur abstrusité? Un jour un naïf exprime clairement la respectable abstrusité et elle apparait enfin pour ce qu’elle est: une sottise.

Pour essayer de mériter l’éloge de M. Amiot, j’ai passé une bonne matinée à rechercher la plus malfaisante sottise ayant encore cours dans la discussion économique et continuant d’abuser (selon moi) beaucoup d’excellents esprits.

À mon avis, certes irresponsable, c’est l’idée qu’on viendra à bout du chômage en se partageant le travail qui reste: donc un travaillant moins. En simplifiant naïvement, je distinguerai trois attitudes vis-à-vis de cette idée.

1) Il y a ceux qui la tiennent pour évidente, souvent avec des arguments embarrassants, tel ce chauffeur de taxi qui me disait l’autre jour: «Tout vieux qui se raccroche à son poste occupe la place d’un jeune et fait donc un chômeur». Et comme j’essayais (péniblement) de dire que le problème était plus compliqué, le chauffeur ajouta ceci: «Le vieux s’en va, il est remplacé par un jeune, cela fait un chômeur de moins: oui ou non?». Que répondre d’aussi clair? Je me suis tu.

2) Il y a ceux qui doutent, constatent que l’idée en question a abouti à croire que nous battrons le Japon et la Corée («qui travaillent trop») en travaillant de moins en moins. Ce qui est bien un paradoxe, admettent-ils, et pourtant, s’il y a de moins en moins de travail en Europe, n’est-il pas juste qu’il soit mieux partagé? Réfléchissons avant de répondre.

3) Il y a enfin ceux, dont je suis, qui croient que si le travail manque en Europe, c’est qu’en Europe la même quantité de travail produit moins qu’au Japon, donc plus cher. J’ai maintes fois essayé d’expliquer clairement cette idée dans notre revue, mais en vain, puisqu’elle est encore une idée largement mal vue et confondue avec un appel à la baisse des salaires: «Nous autres Européens nous refusons la politique du bol de riz». Or, il s’agit de tout autre chose: ceux qui persistent à croire que les Japonais «vivent d’un bol de riz» regardent bien mal la télévision. Mais comment expliquer cela clairement? Comment le résumer en une formule aussi lapidaire que celle du chauffeur de taxi?

Bismarck disait qu’il refusait de perdre son temps à chercher des idées neuves, «les autres lui en fournissant d’excellentes». Sans imiter le cynique Bismarck qui d’ailleurs avait tous les jours quelqu’idée neuve, ce qui n’est pas mon cas, je serais bien aise qu’un lecteur trouve la formule lapidaire exprimant clairement la thèse n°3 ci-dessus. Alors peut-être verra-t-on si elle est vraie. Et merci à M. Amiot.