Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

logo-download

Où en est l’étude des soucoupes volantes en 1962?

Lumières dans la nuit n°50 – août-septembre 1962

par Aimé Michel

 

Voici le document exclusif annoncé ces derniers mois. Fruit de longues recherches, nous tenons à en remercier ici profondément son auteur, notre ami Aimé MICHEL, qui a bien voulu en donner la primeur aux lecteurs de LUMIÈRES DANS LA NUIT.

Finalement ce document recèle non pas une, mais deux découvertes de la plus haute importance: 1) CERTITUDE DE LA PROVENANCE DES ENGINS (peut-être pas de leur origine réelle, mais en tous cas d’une base ou d’un relais servant à leurs explorations); 2) LES LIGNES ORTHOTÉNIQUES SONT PLANÉTAIRES, et ne se bornent pas comme on aurait pu le croire à quelques centaines de kilomètres.

Au sujet de l’orthoténie, rappelons de quoi il s’agit pour ceux de nos lecteurs qui ne sont pas au courant, et qui ne pourront plus se procurer le magistral ouvrage, épuisé, d’Aimé MICHEL «MYSTÉRIEUX OBJETS CÉLESTES»: «C’est la disposition rectiligne. engendrant des réseaux, de l’immense majorité des observations de Soucoupes volantes de l’automne 1954». écrivait l’auteur dans «Science et Vie» de Février 1958; cette disposition est valable pour les observations signalées au cours d’une même journée, et apparaît d’autant plus rigoureuse que la trajectoire de l’engin a pu être déterminée avec d’autant plus de précision (par exempte des atterrissages). Des hommes de science ont calculé que la probabilité pour qu’une telle disposition rectiligne soit le fait du hasard est NULLE, surtout si l’on songe qu’environ 90% des observations se situent sur des lignes droites, et que ce phénomène s’est répété sur l’Europe occidentale pendant des semaines tout au long des mois de septembre et octobre 1954. ce qui est tout simplement fantastique.

 

Ne lisant plus rien dans les journaux sur le sujet des Soucoupes Volantes, le public est porté à croire qu’aucune observation n’est jamais plus enregistrée, et que les commissions d’enquête pour l’élucidation de ce mystère ont cessé leurs travaux.

Il n’en est rien, bien entendu. Les observations sont toujours aussi nombreuses, et en ce qui concerne la recherche, je peux témoigner que jamais, depuis bientôt 15 ans qu’elle a débuté, elle n’a été aussi active et efficace. Sur la demande de notre ami Raymond VEILLITH, je vais rapidement faire le point sur ces deux aspects de la question: observations, études.

A – OBSERVATIONS:

Il suffit de suivre régulièrement les revues spécialisées («Flying Saucer Review» de Londres; «APRO Bulletin» aux États-Unis, etc.) pour constater que l’activité des Objets Volants Non Identifiés est actuellement toujours intense, compte tenu de l’aspect cyclique du phénomène, sur lequel je reviendrai tout à l’heure. Sans parler des photos prises par l’avion-fusée expérimental américain X15 et par Scot CARPENTER lors du dernier vol spatial. américain, photos qui prêtent à discussion, je ne citerai qu’un épisode: celui des nombreux cas étudiés depuis la mi-mai 1962 par la marine et l’aviation militaire en République Argentine. Entre le 12 et le 25 mai, de très nombreuses observations ont été enregistrées à Cordoba, Chumbicha, Bahia Blanca, Salta, etc… Les témoins furent innombrables. À Bahia Blanca, le photographe Miguel THOMÉ put même prendre plusieurs clichés. Objets brillants passant rapidement la nuit, s’arrêtant, changeant de direction, émettant des couleurs, rasant le sol et même atterrissant, on retrouve toute la gamme décrite dans mon livre «Mystérieux Objets Célestes» en 1958. L’atterrissage le mieux observé eut lieu le 12 mai dernier à 4h10 du matin au kilomètre 72 de la Route n°35, province de la Pampa, trois camionneurs purent voir à 70 mètres de distance, pendant une minute, un engin grand comme un wagon de chemin de fer, brillamment illuminé, comportant une vingtaine de «hublots» à lumière intermittente. Le capitaine Luis SANCHEZ MORENO, du Service de renseignements de la Marine, se livra sur le champ à une enquête approfondie. Une conférence de presse tenue au ministère révéla que quatre autres personnes avaient aperçu l’objet. Le contre amiral Eladio M. VASQUEZ et le commandant en second de la zone navale, le capitaine Aldo MOLINARI, ajoutèrent qu’eux-mêmes avaient observé la veille un objet semblable. Dans les jours qui suivirent, des dizaines d’autres observations furent enregistrées. Quelques jours plus tard, M. Ariel CIRO RIETTI, président de la Commission d’enquête CODOVNI, soulignait la prédominance des apparitions sur la ligne orthoténique joignant Bahia Blanca, Cordoba et Salta, confirmant une fois de plus la découverte faite en premier lieu en France par l’étude de la vague de 1954. À l’heure où j’écris ces lignes, les observations se poursuivent.

B – ÉTUDES DU PHÉNOMÈNE SOUCOUPE DEPUIS 1958:

Ces études ont été menées essentiellement par mes collaborateurs et moi-même en France, par le Docteur Olavo FONTES au Brésil et par l’ingénieur BUELTA en Espagne.

1) En France:

Nous avons mené notre recherche dans deux directions: généralisation de l’orthoténie, et étude de la périodicité des vagues.

En ce qui concerne l’orthoténie, la question qui se posait en 1958 était celle de savoir si les lignes orthoténiques découvertes en Europe étaient des lignes planétaires. Après les travaux de mon collaborateur J. V. travaillant avec une puissante calculatrice électronique, nous connaissons la réponse: c’est oui. Nous avons ainsi découvert que la ligne du 24 septembre 1954 (Bayonne-Vichy) est en réalité un grand cercle terrestre, traversant non seulement l’Europe, mais le Brésil, la République Argentine, le Chili, la Nouvelle-Zélande, et la Nouvelle-Guinée. Dans tous ces pays, des observations ont été retrouvées sur cette ligne, avec la précision fantastique de 40 mètres d’erreur pour un grand cercle de 40 millions de mètres. D’autres lignes ont été de même identifiées, et nous travaillons actuellement à reconnaître leur «allure» sur le globe terrestre.

En ce qui concerne la périodicité des vagues, J.V. a pu montrer, en étudiant séparément deux catalogues distincts (le mien et celui de M. Guy QUINCY, de Constantine), qu’il existe une période de 26 mois séparant les vagues de recrudescence. Cela signifie que la fréquence des observations dans le monde varie, et passe par des maximums tous les 26 mois.

2) En Espagne:

BUELTA a séparément retrouvé cette même périodicité en travaillant sur un troisième catalogue, différent de celui de M. QUINCY et du mien. En comparant les périodes successives, BUELTA a constaté que la forme de la courbe des fréquences pouvait être définie par une fonction exponentielle. Or ces fonctions, en physique, définissent les mouvements amortis. Cela signifie que tout se passe comme si l’énergie utilisée par ces engins leur était «livrée» tous les 26 mois, un peu comme les expéditions polaires qui reçoivent leur carburant une fois par an.

3) Enfin, et toujours séparément, le Docteur Olavo FONTES, éminent chercheur brésilien, a lui aussi retrouvé cette périodicité de 26 mois en étudiant son propre catalogue. Mais FONTES a fait une autre observation, très curieuse: selon lui, cette périodicité de 26 mois serait recouverte par une autre périodicité, celle-là de 5 ans et demi. Cela donnerait une périodicité définitive un peu plus complexe, et qui expliquerait bien les légères variations observées par l’expérience, car elle lui avait permis d’annoncer une recrudescence pour juin-juillet 1962, et c’est bien en effet ce que montre la vague actuellement observée en République Argentine.

Mais, dira-t-on, que signifie la périodicité de 26 mois retrouvée séparément en Afrique du Nord, en France, en Espagne et au Brésil? Tous ceux qui ont une culture astronomique l’ont déjà deviné: il n’existe en astronomie qu’un cycle de 26 mois, et c’est celui des rapprochements de la planète Mars.

C – CONCLUSIONS:

Nous, chercheurs français, avons au cours des dernières semaines rencontré nos collègues sud américains, le Docteur Olavo FONTES et M. Christian VOGT, de la CODOVNI. Nous avons longuement discuté de tous ces faits nouveaux. Et voici nos conclusions, publiées ici pour la première fois:

1°) LES OBJETS VOLANTS NON IDENTIFIÉS SONT DES OBJETS ASTRONAUTIQUES AVANCÉS;

2°) CES ENGINS SONT D’ORIGINE EXTRATERRESTRE;

3°) ILS SONT PILOTÉS PAR DES ÊTRES INTELLIGENTS, QUI NE SONT PAS DES HOMMES;

4°) ILS PROVIENNENT DE LA PLANÈTE MARS;

5°) LA PLANÈTE MARS N’EST PAS FORCÉMENT LEUR LIEU D’ORIGINE RÉEL. ELLE JOUE PEUT ÊTRE LE RÔLE DE BASE PLANÉTAIRE COMMODE. D’INTERMÉDIAIRE ENTRE LA TERRE ET UN MONDE PLUS LOINTAIN;

6°) LA QUESTION DES INTENTIONS DES ÊTRES QUI PILOTENT CES ENGINS DEMEURE INCONNUE; ces intentions peuvent être indifférentes à notre destin terrestre: c’est, jusqu’à preuve absolue du contraire, mon opinion personnelle; elles peuvent être bienveillantes, quoique rien ne nous permette de le croire; elles peuvent être agressives ou malveillantes, et je dois dire que c’est l’opinion du Docteur Olavo FONTES, qui fonde son opinion sur une statistique très troublante: le nombre des accidents d’aviation semble augmenter avec le nombre d’observations de Soucoupes Volantes, c’est-à-dire tous les 26 mois. Pour en être certain, il faudrait pouvoir établir des statistiques mondiales, ce qui est très difficile.

Tel est le point actuel de la recherche. Comme on le voit, elle n’est pas restée inactive depuis 1958. Mais il faut reconnaître que si des certitudes ont été acquises, le fond du mystère demeure: nous ne savons pas d’où viennent exactement les Soucoupes Volantes, ni ce qu’elles font exactement dans notre ciel.■

Aimé Michel