Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

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L’âge et l’esprit

France Catholique − N° 1432 – 24 mai 1974
«La grande difficulté, dit Voltaire, est de comprendre comment un être, quel qu’il soit, a des pensées.» Oui. Mais il ajoute un peu plus loin: «La philosophie consiste à s’arrêter quand le flambeau de la physique nous manque.» Diable! si la philosophie ne va pas plus loin que la physique, à quoi bon l’ajouter à la physique? Popper me semble bien avoir raison quand il dit qu’au contraire, c’est quand la physique nous manque qu’il faut commencer à philosopher. Lire l’article

La chaise auscultatrice

France Catholique − N° 1532 – 23 avril 1976 1975
«Les ondes cérébrales enregistrées par l’électroencéphalographe, me disait il y a tout juste dix-huit mois un spécialiste de l’Université de Chicago (Fred Beckman), c’est aussi bête et vide de sens psychologique que le tremblotement de cette crème au caramel dans votre petite cuillère.» Lire l’article

Le Quotient intellectuel

Question De. N° 7, 2e trimestre 1975
Michel Tort est maoïste. Sa thèse est que les tests d’intelligence sont une machine inventée et longuement mûrie pour justifier «scientifiquement» (les guillemets sont de lui) et perpétuer la division de classe, d’abord à l’école et finalement dans tout le système de production capitaliste. L’intelligence pure, potentielle, prétendument mesurée par les tests n’a aucune existence objective, écrit-il: la seule intelligence réelle est celle qui apparait au cours de l’action réelle, comme rapport du sujet à son activité. Lire l’article

Le colloque du Haut-Clamart

La Vie des Bêtes N°38 de septembre 1961
Perdu dans la cohue citadine, mais bien garanti d’elle par l’épaisseur bourgeoise des maisons, je partage le privilège d’un vaste parc avec une société de chats que je m’honore de fréquenter pour mon enseignement et mon édification. C’est une société très stricte, dont l’étiquette féodale gouverne tout un peuple de matous d’affaires gras et lustrés, de gredins faméliques, de prélats, de mères popotes, de matamores et de filles de joie. Lire l’article