Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

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Lyssenko est toujours vivant

France Catholique − N° 1568 – 31 décembre 1976
On fait, en lisant le dernier livre du Pr P.-P. Grassé, deux navrantes découvertes.
La première est que cet éminent zoologiste, ce puits de science, l’un des derniers savants du monde à pouvoir, après des dizaines d’années de travail assidu, embrasser d’un coup d’œil l’ensemble de la biologie, ce grand savant, dis-je, prend ses adversaires pour des imbéciles. Lire l’article

La psychanalyse meurt-elle en Amérique?

Question De. No 1, 4e trimestre 1973
La psychanalyse est définie par Freud et ses continuateurs comme la science des comportements humains. «L’obscure connaissance des facteurs et faits psychiques se reflète dans la construction d’une réalité supra-sensible que la science retransforme en psychologie de l’inconscient» (Freud: Psychopathologie de la vie quotidienne [Paris, Payot, 1966], p. 299); ou encore, toujours de Freud: «Notre science n’est pas une illusion… Ce serait au contraire une illusion de croire que nous puissions trouver ailleurs ce qu’elle ne peut nous donner.» Lire l’article

À la découverte de l’inconscient

Question De. No 8, 3e trimestre 1975
Voici enfin, offert au lecteur français dans une édition très belle et très soignée, le chef-d’œuvre de Henri F. Ellenberger. Paru aux États-Unis en 1970, il avait presque aussitôt été publié dans les principales langues du monde malgré l’énormité du travail que représente la traduction d’un tel monument. Il faut féliciter l’éditeur français d’avoir mené cette tâche à bien. Il faut aussi féliciter la Fondation européenne de la culture qui y a contribué. Lire l’article

Je vais au prêche…

Atlas Air France n° 79 de janvier 1973
On ne fréquente pas assez le monde. Tenez, par exemple, moi, dans mon tonneau, à force de ne fréquenter que moi-même, je finirais par me faire des hommes une image erronée. Je finirais, oui, par les croire tous bons, sensés, généreux, distingués, enfin tels que je suis moi-même en dépit des jaloux. Et comme la fréquentation des gens distingués, généreux, sensés et bons est infiniment ennuyeuse, je finirais par sombrer dans la mélancolie. Lire l’article

Le train des artichauts

Chronique parue dans la revue Atlas Air France n° 72 de juin 1972
«Mon bon Diogène, remerciez-moi. Voilà un an que j’étudie votre cas. Il est très clair. Non seulement je peux vous dire ce qui brinquebale là-dedans (l’index de mon interlocuteur vissa dans sa tempe un écrou invisible), mais je sais comment vous améliorer. Lire l’article