Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

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Une méditation religieuse en français: « Sur-Vivre », de Beigbeder

Pour une bonne part des Français, les sondages d’opinion publique montrent que le mot religion n’évoque plus rien que de trivial: la quête aux enterrements et aux mariages, le Petit Père Combes, les bûchers de l’Inquisition, l’obéissance à un magistère, les luttes politiques. Pour ces Français-là, (et ils semblent être la majorité), le mot religion ne désigne rien d’essentiel, rien d’autre en tout cas qu’une survivance folklorique un peu envahissante. Lire l’article

Une autopsie de l’amour divin

Je sais ce que pensera plus d’un lecteur: l’amour divin, quel anachronisme! Et cependant, aux portes du troisième millénaire, les mystiques sont plus nombreux et plus énigmatiques que jamais.
Ceux qui les étudient objectivement, et à la lumière des connaissances modernes, soupçonnent, parfois non sans un tremblement, les énergies secrètes où ils s’abreuvent et peut-être qu’ils créent. Ils sont justiciables de l’observation scientifique et c’est dans ces limites qu’il en sera question ici[1].
Les crises mystiques du Padre Pio, le célèbre capucin de Pietralcena, s’accompagnent d’une telle élévation de température qu’aucun thermomètre n’y résiste: ils éclatent sous la poussée du mercure. Il ne s’agit pas de fièvre, c’est-à-dire d’un phénomène déterminé par la présence d’un agent toxique ou infectieux. L’examen clinique ne laisse apparaître rien d’autre que cette hausse fantastique de la température avec accélération du pouls et de la respiration. Lire l’article

Voir avec les yeux d’aujourd’hui la fin de l’Empire romain

C’est en Irak que le fantôme des civilisations mortes impose de la façon la plus impérative sa terrifiante présence. Votre jeep roule pendant des heures et même des journées dans un désert de poussière jaune où l’unique rencontre à escompter est celle d’une famille de pasteurs faméliques au visage absent, poussant devant elle un bétail plus misérable encore. Çà et là, cependant, dans la plaine sans borne, la molle ondulation d’une colline dont la véritable nature, en dépit des lectures qui vous ont conduit jusqu’ici, refuse de se laisser appréhender jusqu’à ce que vous arriviez au but de votre étape: l’une de ces collines, précisément, aussi démoralisante que le reste du paysage, mais au pied de laquelle quelques dizaines d’hommes ont dressé des tentes et étalé le matériel classique des archéologues. Lire l’article

Le corps humain peut-il voler?

De toutes les capacités prêtées à l’homme par la psychologie exceptionnelle, voici celle qui répugne le plus aux données du sens commun: sous l’effet de certains états mentaux, ou en concomitance avec eux, le corps humain pourrait parfois s’élever au-dessus du sol et y rester suspendu sans appui visible. La lévitation est-elle une légende? Est-elle un fait réel? Il existe une immense littérature historique, hagiographique, théologique, critique sur le sujet. Mais tout ce que l’on sait en physique tend à reléguer la lévitation parmi les croyances superstitieuses. Lire l’article

Jean Bourgoint, le héros des Enfants terribles de Cocteau, était devenu moine au service des lépreux

«Nous ne sommes pas pour n’importe quelle spiritualité», nous disait naguère un ami dominicain.

Eh bien! franchement, nous non plus. Lorsqu’un monsieur Alexandre Sanders, se disant roi des sorciers de Grande-Bretagne, organise dans son appartement de Manchester des cérémonies où l’on voit des adolescents nus danser en rond puis se prosterner devant la «déesse Lune», et que cette douteuse majesté déclare doctement: «En développant votre spiritualité, vous métamorphosez les formes et les symboles et commencez à travailler sur un plan supérieur»[1], franchement nous pensons qu’il y a des mots qui s’égarent.
La vraie spiritualité, c’est plus difficile. C’est d’abord un effort héroïque de l’homme sur lui-même. Et c’est une forme culminante de l’amour. C’est, par exemple, l’histoire de Jean Bourgoint, le Paul des Enfants terribles de Cocteau. Jean Bourgoint, en religion frère Pascal, mort le printemps dernier parmi les lépreux à l’hôpital de Garoua, au nord du Cameroun. Lire l’article