Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

Propos d’almanach, ou quel temps fera-t-il demain?

France Catholique N° 1559 – 29 octobre 1976.
Au seuil de l’hiver, et le plan d’austérité stimulant un peu électivement (je ne dis pas électoralement) notre réflexion, peut-être est-il opportun de nous pencher sur le vieux problème de savoir si «le temps change». Certes il nous a gratifiés cet été d’un irrécusable et désastreux changement. Les éleveurs de l’Ouest en savent quelque chose et nous allons le sentir passer. Lire l’article

Plus loin que la vie et la mort

France Catholique − N° 1434 – 7 juin 1974.
Comment tout cela a-t-il commencé? Comment le Soleil, comment la Terre où s’accomplit notre destin ont-ils commencé? Questions dénuées de tout sérieux, me dit cet écrivain. C’est de l’évasion, ce que les Anglais appellent «escapism». C’est le génie de fantasme que nous nous inventons hypocritement pour détourner notre esprit des seules vraies questions, qui sont morales, sociales, politiques. Lire l’article

Doutes et balivernes

France Catholique − N° 1403 – 2 novembre 1973.
Souvent, je l’avoue, je m’interroge sur l’utilité de ces petits articles et même sur leur honnêteté. Plus le temps passe et plus toute vulgarisation tend à devenir une imposture. Car si le texte est difficile et obscur, à quoi sert-il? Et s’il est clair et facile, il ment. Lire l’article

Au cœur de l’inconnu

France Catholique N° 1545 et 1546 – 23 et 30 juillet 1976.
Dans sa première célébration du bicentenaire, le président Ford a défini d’une formule ce qu’il considère comme la mission historique particulière du peuple américain. Cette formule, en forme de triptyque, est presque intraduisible. Elle sera pourtant allée au fond du cœur de tous ses concitoyens, y compris les enfants, tant elle exprime bien l’essence de l’âme américaine. Lire l’article

Vieillir, ce mystère

France Catholique − N° 1242 – 2 octobre 1970.
Gordon Rattray Taylor, l’excellent chroniqueur de la revue scientifique anglaise Science, racontait récemment qu’étant jeune homme, il rendit un jour visite à une vieille dame de 108 ans. Après avoir bavardé un moment, dit-il, elle éclata soudain en sanglots. Lire l’article