Aimé Michel

Le premier mystère est: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?
Et le deuxième, aussi grand que le premier: pourquoi suis-je là en train de penser?

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Les rêves sont plus nécessaires que le sommeil

Depuis qu’il y a des hommes et qui rêvent, cette énigmatique activité nocturne de la pensée n’a guère inspiré aux hommes de science, quand ils sortaient du domaine de l’observation objective, que de brumeuses rêveries. Cette situation a duré jusqu’aux premières publications (en 1952) du grand physiologiste américain Nathaniel Kleitman, professeur à l’université de Chicago. Lire l’article

L’homme du grand tournant aux U.S.A.: le professeur Condon

«Certes, tout objet non identifié n’est pas forcément un visiteur extra-terrestre. Mais il ne s’ensuit pas que tous les objets non identifiés soient des phénomènes naturels, si beaucoup le sont. Si grande est la vanité ou l’ignorance de certains réfutateurs que tout ce qui dépasse leur entendement est considéré par eux comme inconcevable. Mais les conceptions humaines sont limitées par la connaissance et l’expérience terrestres, et dans le vaste univers notre Terre est un fait infinitésimal.» Lire l’article

Rencontre à Carthage

Préface au livre L’astrologie devant la science de Michel Gauquelin, Encyclopédie Planète
Il est plus aisé d’édifier un système philosophique ou d’adhérer à une religion que d’y conformer sa vie, et de donner à la quête du dimanche que d’atteindre à travers mille épreuves lentement surmontées les derniers degrés des états d’oraison. Une sorte de crédulité floue et jamais étudiée de face fait la fortune des tireurs d’horoscope. Tel qui se pique de rationalisme ne manque jamais, en parcourant son journal, de jeter un coup d’œil mi-ironique mi-anxieux sur la promesse quotidienne de son signe, rejetant dans la pénombre commode de son inconscient la question de savoir si vraiment les astres déterminent son destin. Lire l’article

Naissance de l’homme cosmique

Préface du livre de Charles-Noël Martin, Le cosmos et la vie, L’Encyclopédie Planète, 1963.
Il y a quatre siècles et demi, Nicolas Copernic découvrait que la Terre n’était pas le centre du monde. Quoique évidente, l’idée lui parut tellement scandaleuse qu’il n’osa pas la publier de son vivant. En 1543, sentant ses forces décliner, il mit la dernière main aux six livres de son traité sur les Révolutions des sphères célestes et mourut, laissant à son disciple Rhéticus le soin d’en corriger les épreuves.

Quand on relit les Révolutions de Copernic, on se demande comment ce livre put susciter une réaction qui ne fût pas le saisissement et le silence. Car, pour la première fois dans l’histoire de l’astronomie, les apparences célestes y étaient intégralement expliquées. Lire l’article

La Mascarade des Siècles

Deux personnages hors du commun, prophétiques et visionnaires Descartes et Cyrano de Bergerac. C’est toute la différence qui sépare ceux qui savent et ceux qui voient.

«Je m’avance masqué», annonçait la devise de Descartes. Masqué pour cacher quoi? Question sans réponse si c’est à ses pensées secrètes que l’on songe, puisqu’il est mort sans les dévoiler. Mais aussi question vaine, car ce qui s’avançait sous le masque de Descartes, lui-même l’ignorait. Plus de trois siècles après sa mort, nous pouvons l’affirmer sans présomption. Descartes a formulé le cadre jusqu’ici inébranlable de la science: les trois dimensions de l’espace, plus le temps. Et cependant, il a cru et écrit que la nature aurait livré son dernier secret dans quelques générations. Il y a là un paradoxe très profond qui est peut-être l’essence même de l’histoire. Lire l’article